Baños
Nous redescendons un peu en altitude (1800 mètres !), pour remonter vers Baños !!! Après les hauteurs arides et désertes, nous nous retrouvons dans les montagnes verdoyantes et humides. Attention, ici, mieux vaut ne pas se lever trop tard car la météo reste correcte en matinée, mais le ciel se couvre à la mi-journée et en général une belle averse s’abat l’après-midi (quand ce n’est pas dès le matin), bref nous n’avons pas été gâté par le temps !!!
Spécialité du coin, l'appétissant "cuy", du cochon d'inde grillé!!!
Autre spécialité, le"melcocha", une espèce de pâte à nougat travaillé longuement et obtenu à base de jus de canne. Bien sucré!!!
La ville tient son nom de ces nombreux bains d’eaux chaudes que réchauffe le volcan Tungurahua, toujours en activité, qui a fait évacuer la population de Baños lors du passage en l’an 2000. Il est en effet dangereux et il reste menaçant car tout proche de la ville, il se réveille régulièrement et sa dernière éruption date de 2008.
C’est un lieu très prisé par les voyageurs et touristes à la recherche de sensations fortes puisqu’on peut pratiquer ici et aux alentours, rafting, alpinisme, canyoning, descente en rappel, saut à l’élastique, randonné, puis aller se détendre dans les bains bouillonnants.
Il y a donc forcément un grand nombre d’hôtels, de restaurants et de bars dans le centre-ville. Et en voyant qu’une auberge Suisse propose des spécialités savoyardes, nous ne résistons pas à l’envie d’aller se faire une bonne vieille fondue au fromage, accompagnée de vin, (cela vous semble peut-être anodin, mais pour nous fromage et vin sont quasiment inexistants) pour nous rappeler le bon vieux temps passé en Suisse!!!
Le premier jour, et malgré le temps pluvieux, nous nous motivons à sortir de notre charmant petit hôtel, pour aller rejoindre un point de vue sur Baños, offrant un panorama plutôt sympa. La grimpette est usante pour certain(e)s, mais quel bonheur d’atteindre le sommet et de se réchauffer, à l’abri, avec un chocolat chaud ou un thé. Du sommet, nous pouvons apprécier la totalité de la ville, malheureusement les nuages nous bloquent tout horizon…
Ca monte, ça monte!!!
Nous attaquons la descente, et une fois au village, plutôt que de rentrer nous abriter dans notre chambre, nous partons nous réfugier dans un pub. Nous ne voyons pas le temps passer, blablatage, billard, autour de bières et de mojitos, et lorsque nous sortons, la nuit est déjà tombée et nous décidons de nous cuisiner un bon gratin à l’hôtel pour remplir nos estomacs.
Place aux sports, après la superbe découverte du rafting en Colombie, nous voulions à nouveau réitérer l’expérience. Malheureusement, le niveau proposé ici est bien en de ça de ce que nous avions pratiqué à San Gil, surtout pour des adeptes de sports extrêmes comme nous !!! Tant pis, on jette notre dévolu sur le canyoning, qui se révèle au final être plutôt de la descente en rappel.
Qu’à cela ne tienne, une fourgonnette passe nous prendre, et nous amène à quelques kilomètres de là sur un site ponctué de nombreuses cascades. Qui dit descente en rappel, dit montée au sommet des cascades !!! Là encore, une pente raide et fatigante nous entraine au point culminant de ces chutes d’eaux et annonce une descente sportive et mouillée.
Il y a cinq principales cascades, dont certaines de 30 mètres de hauteur. Nous les descendons en rappel, le long d’une corde, assurés par les guides qui nous accompagnent. D’autres sont plus petites et il suffit de se laisser glisser ou de s’agripper à la corde pour se retrouver au niveau inférieur. Selon chacun, la facilité et l’assurance se met en place et c’est un vrai bonheur de marcher en arrière, à la verticale, regard vers le ciel avec l’eau arrosant nos visages et nos combinaisons de circonstance.
Julen, le basque espagnol, rencontré à Mocoa, nous rejoint le lendemain. Le beau temps n’étant toujours pas au rendez-vous, nous décidons d’une journée-repos avant de reprendre la route le lendemain. Nous sortons danser le soir pour fêter le départ de Benoit, qui s’en va vers le nord pour la Colombie, rejoindre Vincent à l’hôtel de Salento, où du boulot l’attend. Nous nous séparons alors le jour suivant, cap pour la frontière pour Benoit et cap vers Latacunga pour le reste de l’équipe.