San Gil
Après un passage express à Bucaramanga histoire de prolonger nos visas arrivés à expiration, nous nous retrouvons tous à San Gil, à l’exception de Benoit et Vincent partis rejoindre Nico, arrivant de Guyane Française, qui lui aussi vient passer quelques semaines en notre joyeuse compagnie.
San Gil est une charmante ville coloniale de montagne où il fait bon vivre et surtout la capitale colombienne des sports d’aventure. Autour de sa place typique du 18éme siècle, se dresse son imposante église et de paisibles ruelles sinueuses. Nous sentons d’instinct à notre arrivée que nous allons rester plusieurs jours ici, tant les activités proposées ici sont nombreuses, le climat agréable et l’ambiance générale au beau fixe.
Nous commençons notre folle semaine sportive par une belle promenade en montagne du côté de Barichara, classée monument national pour sa remarquable architecture coloniale et considérée comme l’une des plus belles villes du Santander, la région où nous nous trouvons. C’est une bourgade où règne le calme et où furent tournés de nombreux feuilletons colombiens. Après avoir flânés dans ses rues pavées, nous empruntons un sentier offrant de splendides panoramas sur la région et d’où nous nous égarons légèrement. Grâce à quoi nous tombons par hasard sur une jolie cascade où nous nous empressons d’aller nous rafraichir.
Place aux sports à présent, le lendemain, nous quittons l’hôtel pour un site de canopy. Pour ceux qui ne connaissent pas, cela consiste ici à une combinaison d’exercices plus ou moins extrêmes. Nous enfilons nos casques et gants de sécurité et débutons par la première étape proposée, exercice d’équilibre sur un câble suspendu d’une trentaine de mètres de longueur. Nous passons ce premier obstacle sans chutes ni difficultés et enchainons par la deuxième activité, un autre câble où nous sommes harnachés et avec lequel nous parcourons 300 mètres dans le vide pour atteindre une cascade en contrebas. Jusque-là, pas de grande sensation mais une agréable après-midi qui commence. Nous prenons alors un petit chemin qui nous conduit sous la cascade, passons derrière et remontons de l’autre côté pour une descente en rappel d’une petite dizaine de mètre. Là encore pas de sensations fortes, mais de gros fou-rires à regarder certains d’entre nous perdre l’équilibre et se retrouver les pattes en l’air. Notre guide nous permet de retenter l’expérience plusieurs fois et nous prenons plaisir à nous améliorer. Ne reste plus qu’à remonter la rivière pour rejoindre le spot final, où un plongeon de 5 mètres nous attend !!! De la rigolade pour certains mais une belle frousse pour d’autres !!!
Journée suivante, après-midi parapente !!! Nous effectuons une bonne heure de route pour nous rendre sur le canyon de Chicamocha, véritable merveille naturelle et plus profond encore que le Grand Canyon dans l’Arizona, aux Etats-Unis. Le temps idéal et la beauté du lieu nous feront passer un moment inoubliable, quarante minutes à planer dans les airs et à effectuer des figures acrobatiques en binôme, accompagné d’un professionnel évidemment.
Le lendemain matin, nous accompagnons Marie pour un saut à l’élastique, qu’elle seule a le courage d’affronter. Un saut de quarante mètres de hauteur à partir d’une passerelle au-dessus du Rio Fonce.
L’après-midi, nous partons dans une grotte pour découvrir la spéléologie. Munis de casques et de lampes torches, nous partons à la visite de ce monde sous-terrain où vivent de nombreuses espèces animales, dont les chauves-souris, présentes par centaines et volant au-dessus de nous, parfois devant nous. Un peu d’escalade, de traversées d’endroits inondés, de rampements, de passages de crevasses dans cette caverne humide où se cachaient autrefois les indiens. Après deux petites heures passées à l’intérieur de ce monde obscur, nous n’avons d’autres choix que de sauter dans un trou noir de cinq mètres de hauteur où nous ne voyons pas le fond afin de sortir de l’autre côté, trempés et gelés jusqu’aux os.
Dernière activité que nous avons choisi de pratiquer, le rafting, de loin la meilleure et la plus extrême de toutes. Accompagnés de professionnels, l’équipe nationale de Colombie qui prépare les championnats du monde, nous passerons quatre heures sur la rivière à défier les rapides et les forts courants de niveau cinq. Heureusement rassurés par l’équipe de « Colombia Rafting », l’appréhension du départ s’évanouira rapidement et nous prendrons un réel plaisir à nous faire brinqueballer en avant, en arrière et sur les côtés.
Nous passons une ultime journée à San Gil dans notre fort agréable hôtel pour du repos bien mérité avant de partir pour Tobia, à 70 kilomètres à l’ouest de Bogota, où Vincent, Benoit et Nico nous attendent pour un festival nomade et de la musique trance…


